vendredi 26 juin 2015

d'abord, des arômes.


Les fleurs,  les plantes me plaisent. Mais ce qui me rend foldingue, c'est le parfum qu'elles émanent. En effet, je cultive des plantes de tomates pour leurs fruits mais aussi pour leurs parfums embaumants.
Je viens de rafraîchir l'entrée de la maison en y mettant des vases de plantes aromatiques telles que l'encens ( le boswellia sacra ) dont le parfum enivrant me fait totalement perdre la tête, de gros géraniums joufflus et hyper orodiférants et un basilic grec très aromatisant qu'on appelle aussi herbe royale.




Ma zia m'a donné une dizaine de ses fleurs d'hortensias qui poussent pratiquement aussi abondamment que les mauvaises herbes dans son jardin... pour en faire un bouquet magnifique! 





Les figuiers de barbarie ont fleuri et c'est un vrai spectacle que ses fleurs jaunes dont la beauté ne dure qu'un instant.




mardi 23 juin 2015

photographier des chats ...

c'est une affaire de ... mannequinat.


Certains sont poseurs à souhait et adorent les attentions de celle (moi) qui minaudant, leur tourne autour avec ce truc noir protubérant à la place du visage.  Ils trouvent aisément par eux-mêmes la pose : ils savent exactement quoi faire, où se placer, où poser leur regard félin.
D'autres, distants et hautains, dédaignent le concept de "la pose pour une photo" et ne réagissent absolument pas à la stratégie séductrice de l'apprenti-photographe déjà en difficulté face à la pratique "manuelle" de son appareil ... Ils ferment résolument les yeux et feignent le sommeil profond... "mourir plutôt que de me faire photographier par ce clown devant moi", se disent-ils dans mon imagination.
Et puis, il y a ceux qui aimeraient poser mais en sont incapables.  Se tournant du mauvais côté, ils ferment leurs beaux yeux au mauvais moment,  baillent de manière inesthétique ou se grattent hystériquement, juste sur le clic.

Dans la première catégorie, il y a Pimpa.
Une pure sauvageonne, farouche, craintive et hérissée, maigrichonne et perdant un oeil à son arrivée c'est grâce à toute la patience du monde dont seule Chiara pouvait faire preuve qu'elle s'est laissée apprivoiser, la petite, et devenir majesteuse (tout en restant farouche et intraitable). ♥





vendredi 19 juin 2015

rayons de soleil ..

trois moments dans ma semaine



1.  La fleur de Magnolia, grande, solitaire dans toute sa nitescence, rayonnante pour quelques jours encore...

2. La chatte qui se prend pour un torpilleur.

3. Les premiers fruits de l'année 2015

lundi 15 juin 2015

je fais du taboulé ...


... car je suis lasse des salades froides de riz ou de pâtes.  Ces salades sont sans doute délicieuses mais ayant envie de changer de saveurs et ayant dégusté les meilleurs taboulés du monde en Israël, je réalise que les ingrédients qu'on y trouve sont plus proches dans le goût  et dans les qualités nutritionnelles  de ce que je recherche quand je me mets à table.






Ma recette pour 4

  • faire cuire du quinoa, du bulgur, du riz rouge, du millet ensemble et laisser refroidir 
  • couper en tout petits morceaux 1/2 poivron, 2 tomates, 3 oignons rouges de Tropea, un concombre.
  • faire sauter dans un wok un autre poivron coupé préalablement en morceaux.
  • émincer un bouquet de menthe, de coriandre fraîches, quelques feuilles de basilic.
mélanger le tout et ajouter  2 citrons pressés, une boîte de pois chiche, une grosse poignée de raisins secs ( ou de pruneaux), de l'huile d'olive.


l'été

dimanche 14 juin 2015

je peux enfin ...

... soupirer d'aise, m'étirer de tous mes membres engourdis par de longues heures où je fus littéralement vissée à une chaise, mes yeux exorbités, mon équilibre mental mis à dure épreuve par les interminables opérations de délibés des quelques 180 élèves pour qui il a fallu décider le sort scolaire après avoir tenté, pour ma part, de leur enseigner les rudiments de la fine langue française. Et encore une fois, je me rends compte que la difficulté réside moins dans le fait d'évaluer nos étudiants que de mettre en accord le mètre évaluatif des 12 ou 13 professeurs qui composent le Conseil.
Ça épuise.

Mais! Pour tout effort ou sacrifice pratiqué, il est bon de se trouver une récompense adéquate.
Mes élèves inscrits dans une filière professionnelle de graphisme, sont pour la moitié des redoubleurs récidivistes coriaces et quelques-uns de potentiels décrocheurs souvent recasés dans des classes bigarrées en surnombre. Inutile d'expliquer leur propension quasi inexistante et leur désintérêt total et naturel envers une langue étrangère telle que le français!  Ainsi, en début d'année, j'ai fait des choix didactiques et relationnels.  Il s'agissait de trouver un canal d'échange entre eux et moi, pour ne pas tomber dans le "n'importe quoi".
Je n'en suis pas à ma première expérience hors des lycées ou instituts de première catégorie ( oui, il existe des catégories, hélas) hyper rassurants où des élèves disciplinés, appliqués, studieux, culturellement et socialement  enveloppés par des familles attentionnées gratifient notre travail plus aisément.
Dans les instituts "difficiles" comme celui où je donne cours,  le professionnalisme, la préparation dans sa propre matière sont des atouts incontournables pour nous les profs, certes. Toutefois, la cohérence, la droiture, l'intégrité sont, selon mon obervation, les attributs les plus appréciés ainsi  que le réel intérêt que nous leur portons, au-delà de la matière enseignée. C'est ce qu'elle reconnaît consciemment ou pas comme essentiel, toute cette jeunesse instable, éteinte, désaxée, souvent paumée, remuante et parfois caractérielle. Mes élèves.
Je termine cette année scolaire avec la conviction d'avoir commis des erreurs, de m'être royalement plantée à certaines occasions, mais au-delà des hauts et des bas, j'ai totalement apprécié tout ce qui en a fait partie.
J'en sors comblée par la reconnaissance de mes élèves, la certitude d'avoir su instaurer la confiance, premier pas vers l'éducation.

A' tous mes baby gangs que j'affectionne, je souhaite de poilantes et sereines vacances!







lundi 8 juin 2015

trois moments dans ma semaine

... dans ma semaine ... dernière.
A' part la fin de l'année scolaire et toute l'atmosphère festive et joyeuse qui l'accompagne, c'est à Astino que j'ai eu le plus de plaisir. Plaisir du palais grâce à la bonté du déjeuner à base de bière artisanale, pain, fromage et charcuterie et plaisir de la vue grâce à la merveille du cadre.


1. La fraîche pelouse pour ceux qui font la sieste.


2. Au même moment, la chaleur écrasante exalte le jeu effréné des bambins débridés.


3. La pratique de l'apprenti-photographe stoïque sous le plomb implacable du soleil.





samedi 6 juin 2015

Quand on habite à Bergame...


Il y a un endroit à deux pas où on a l'impression de revenir quelques siècles en arrière si on force juste un peu son imagination :  le val d'Astino. 
Au milieu des cols de Bergame, le Val d'Astino accueille le monastère. Le paysage naturel est d'une beauté rare et se caractérise par des structures architecturales importantes, telles que l'église et le monastère de Vallombrosa, fondée en 1107, et les anciennes fermes appartenant aux moines. Tout autour, des vignes, des terrasses en cultivation de houblon, des vergers. 


Ce lieu laissé à l'abandon pendant des années a finalement été l'objet d'une importante restauration et ouvert au public dans le cadre de l'EXPO 2015. 
A' part la dégustation de vins, de bières artisanales, de cuisine locale,  on a accès au plus grand potager jamais vu où sont répertoriées toutes les plantes alimentaires, médicinales possibles! 
La chaleur étouffante de cette journée ne nous a pas empêchées Francesca et moi, après une bonne bière bien fraîche cela s'entend, de faire un tour dans les allées et d'y voir en partie ce qui suit...le pois de senteur, la bourrache, la mauve, le millepertuis, le haricot  dans toutes leurs variations d'espèces et j'en passe...


Francesca étudie les plantes depuis un bon moment et ouvrira bientôt son blog pour illustrer toutes ses découvertes en termes de potions, pommades, onguents, sirops, teintures végétales, remèdes pour tous les petits maux.

jeudi 4 juin 2015

quelques semaines plus tard...

le temps du petit-déjeuner et mon grand plaisir de voir pousser tous ces trésors de mon potager en terrasse... La saison est belle, les plantes radieuses et moi aux anges.

Les tomates déjà empourprées en juin, la fleur d'aubergine, les géraniums rouge vif dont je n'arrive pas à détacher le regard et encore mes pots de tomates.




Ce buisson énorme de jasmin pousse derrière la maison et on est dans le délire de son parfum matins et  soirs!