mercredi 3 février 2016

et à l'école ..


Une petite période de glace me frappe depuis un mois.
Hibernation, inactivité, stagnation, apathie, désoeuvrement, prostration bloguistique? beuh... ch'ai pas. mais je vais revenir, promis.

Par contre, l'activité scolaire me dévore comme une goulue.  Un institut professionnel comme celui où j'enseigne demande une dose d'engagement qui va au-delà du temps de préparation des cours, de correction des copies, de réunions de département etc.
Hors de tout cynisme, j'ai des élèves peu enclins à la Connaissance dans son acception traditionnelle (syn: feignants branleurs, experts en glandouille) mais qui sont par contre étonnemment hyper exigeants et pressants envers nous en termes d'attention, d'écoute, d'apprentissage éducatif.
Bref, pour faire simple, je me sens plus éducatrice et animatrice que prof de langue dans ce contexte (qui était, si vous vous en souvenez, plus ou moins le même que celui de l'année dernière passée ICI)
Cela étant,  je ne démords pas. La lutte est au quotidien pour instiller la curiosité voire l'affection envers la bella lingua francese, LV2, c'est-à-dire deuxième langue étrangère enseignée ... Mission extravagante et rocambolesque vu que ... nos élèves ne sont déjà pas avides d'apprendre l'anglais d'Oxford souvent méconnaissable à leurs oreilles fines, car trop différent de celui de l'anglais du Queens I wanna I gotta I gonna de Jay Z, Kanye West, Rihanna and so on...
Ainsi, il est aisé de juger de leur envie de se soumettre à la syntaxe et à l'orthographe du bel francese...
Mais on s'y adonne avec ardeur et un brin d'abnégation (oui, l'abnégation qui n'est pas mon fort, je le sais bien,  mais dont je me console des effets pendant les loooongues vacances de prof*.
En outre, les gratifications arrivent de temps à autre et  sont de véritables baxters vitaminés.
Un exemple: ce groupe d'élèves faisant partie d'une formation régionale de 3 ans dont Massimo, doué, intelligent, amoureux des langues, dont je suis très très fière car il revient de très loin l'ancien cancre.





C'était aux Portes Ouvertes de mon école, un samedi... Porte-parole de la langue française, il devait se présenter devant une soixantaine de personnes, je vous en donne la version bêtisier:




Note:
*En fait, ces longues vacances de prof qui font bondir d'indignation quiconque vit et travaille hors de l'Institution n'est autre qu'une période de reconstruction mentale pour un psychisme courbaturé et assommé.

lundi 11 janvier 2016



Mon père venait de ramener à la maison des disques en bobines à écouter avec son nouvel appareil. Parmi ces bobines il y avait Let's dance. Grippée et alitée, je l'ai écouté en boucle pendant une semaine. C'est comme ça que j'ai découvert Bowie.

lundi 4 janvier 2016

fêtes, vacances, amis, Frank Sinatra

Se lever quand on veut, voilà l'essence même des vacances.

Bien que je me sois auto-disciplinée quant à mes horaires de lever (9h. C'est bien 9h, non?), j'avoue  que ce qui m'emballe le plus pendant les vacances en général, c'est de pouvoir aller me coucher très tard, de regarder des films là aussi, très tard, de lire jusqu'au milieu de la nuit, bref, de convertir la phase de sommeil en phase dynamique!
Mis à part cette réflexion de paresseuse patentée que je suis,  ces jours de farniente ont coulé au rythme agréable de repas excellents arrosés de bons vins, de ballades, d'amis revus, d'expos fascinantes et tout et tout. De plus, les cours avaient terminé par une belle fête organisée par le comité des étudiants et un toast hyper cordial entre collègues encore plus sympas. Enchantée donc, j'avais débuté ces vacances, comblée je les termine.











00h07 1 janvier 2016

Journaler pendant les vacances m'a plusieurs fois tentée : j'étais inspirée par différents types de posts de synthèse de l'année 2015, une sorte de condensé récapitulatif comme la sélection des 12 moments  intenses de l'année, un pour chaque mois, ou de 52 photos les plus significatives...mais à chaque fois que je me plaçais devant mon ordi, la tâche ardue du triage me bloquait, un peu par indolence* mais principalement par incapacité à choisir. Comment restreindre à quelques moments une année? J'en suis incapable.

*Au final, je dois être franche, c'est l'organisation systématique, planifiée et rigoureuse qui reste ma grande lacune, mon immense limite. mais chut ;-) ... j'y travaille!


samedi 12 décembre 2015

Family Zone



L'autre jour, j'ai été ravie de lire un remerciement qu'une ancienne amie d'école m'adressait dans un commentaire sur Facebook, je cite : "à la plus belge de toutes les Italiennes"et en y réfléchissant dans l'avion du retour de Belgique, j'ai formulé mentalement ce que mille fois je me suis déjà dit quant à mon identité: je suis étrangère, je suis étrangère sans orgueil ni arrogance mal placés, cela s'entend, donc bien heureuse de l'être.
Tout simplement, depuis toujours, j'ai la sensation  de n'appartenir complètement ni à un pays, ni à l'autre. Italienne en Belgique et belge en Italie, là est ma condition complètement assumée.
Et malgré cela, à chaque départ, une petite poche d'air, comme un vide, se loge subrepticement sous mon coeur, juste au-dessus de l'estomac et comprime.  C'est le mal du pays, le mal de ma famille, de vivre loin d'eux. Le manque viscéral, le hiatus sororal, le ressenti de déracinée.
Mais trêve de sentimentalisme, se retrouver en Belgique est toujours une liesse et les journées passées ensemble farcies de moments rayonnants.
Cette fois-ci, pour la première fois, Mathilde n'était plus au bercail et cela me faisait bizarre mais j'ai été contente de la voir si bien installée pour ses études. Il y avait un soleil éclatant, on est allés faire des emplettes pour garnir le majestueux sapin de Noël de ses cadeaux et même si Charleroi était grise et maussade, comme rincée à l'eau sale,  brinquebalante dans son chantier chaotique et désordonné, s'y promener mardi avec ma soeurette était bon.












Mons

le kot de M.


jeudi 3 décembre 2015

hyptonisée



En feuilletant FREUDE VON FREUDEN, je suis tombée sur cet ouvrage de generative  design  créé sur des formules de math, enfin, je vous passe les détails car je ne suis pas sûre d'avoir tout tout compris. Mais le résultat est ... wow.

dimanche 29 novembre 2015

in the mood

je n'ai pas envie de journaler dernièrement, n'ayant pas de sujet qui soit d'un intérêt quelconque dans cet espace, je confie mes pages au récit des moments où il ne se passe rien que la vie quotidienne dehors et dedans.
Ah. Les pandori sont enfin arrivés...Ouf!